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Débat ouvert le

Réparer ou laisser partir : à partir de quand abandonner un vêtement ?

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N° 07Retouche & réparation9 réponses
Message d’ouverture

On garde ! Mais jusqu’où ? Voilà la question que je me pose devant chaque vêtement abîmé. Un trou au coude, une couture qui lâche, un tissu qui s’use aux genoux : tout cela se répare. Mais il arrive un moment où les réparations s’accumulent et où le vêtement n’a plus de forme.

Mes critères, pour décider : si le tissu est sain autour du dommage, je répare. Si la fibre est fatiguée partout, une réparation tient quelques jours avant que le tissu ne cède à côté, et il vaut mieux transformer la pièce en autre chose. Si le vêtement ne plaît plus ou ne va plus, la réparation n’a pas de sens, mieux vaut le démonter pour récupérer le tissu, les boutons, la fermeture.

Je sais que certains jugent cette approche trop sévère, d’autres trop tolérante. Où placez-vous la limite ? Et y a-t-il des vêtements que vous réparez par principe, quel que soit leur état ?

Ouvert le
Dernière réponse
le 31 oct. à 9 h 03
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En discussion
#1

À mon sens, la limite est la qualité de départ. Un vêtement bien fait mérite d’être réparé plusieurs fois. Un vêtement mal fait ne justifie pas qu’on y passe des heures. Il vaut mieux investir dans du solide, et réparer ce qui l’est.

#2

Permettez-moi de défendre la réparation visible : une pièce rapportée, un point apparent, un empiècement de couleur. Cela fait partie de l’histoire du vêtement, et lui donne un caractère qu’un vêtement neuf n’a pas.

#3

Règle simple : si la réparation coûte plus de temps que de refaire la pièce, on refait. Sinon, on répare. Le sentimental ne doit pas peser dans la balance, sauf exception assumée. Bref.

#4

Je ne suis pas d’accord sur le « sentimental ne doit pas peser » : si un vêtement compte pour quelqu’un, c’est une raison largement suffisante de le réparer. Le calcul de temps n’est pas tout, il y a aussi l’attachement.

#5

On peut faire les deux : réparer avec soin ce qui compte, et laisser partir ce qui ne compte pas. Sans se presser, on décide au cas par cas. Chaque vêtement a sa réponse, il suffit de lui demander.

#6

Bien dit à tous. Je retiens l’idée de la qualité de départ et celle de l’attachement. Au fond, la limite est personnelle, mais elle gagne à être réfléchie avant de sortir l’aiguille.

#7

Sérieusement, pourquoi personne parle de réparer EN brodant justement. Non mais un trou au coude, un accroc, c’est l’occasion parfaite pour mettre un motif détourné, une forme libre, un truc qui n’a rien d’une rapièce triste. @Dé_à_coudre a raison sur la réparation visible mais j’irais plus loin : on peut carrément créer quelque chose de nouveau à partir du dommage. Les puristes vont crier que c’est pas du reprisage classique, mais franchement qui s’en soucie. Un vêtement sauvé par de la broderie libre, c’est jamais un vêtement raté.

#8

Perso si ça prend trop de temps à réparer je refais direct. Genre une jupe évasée mal cousue, c’est 20 minutes à la machine, pourquoi s’embêter à rapiécer. @Coupe_à_vif a raison, le calcul de temps ça compte vraiment. Et la broderie sur les trous ça peut être cool mais jpp des trucs qui prennent des heures juste pour un vêtement basique.

#9

Ça dépend surtout de ce dont est fait le vêtement, perso je trouve qu’on oublie toujours ce critère. Une pièce en laine rustique, bien filée, ça se répare presque indéfiniment, les fibres tiennent le choc contrairement aux laines trop lissées qui filent au moindre accroc. Ça n’a rien à voir avec la qualité de couture dont parle @Neuf_sur_le_métier, c’est une question de matière brute. Une laine teinte au végétal qui se troue, je la reprise sans hésiter, elle a du caractère et elle vieillit bien. Les fibres uniformisées chimiquement, elles, ne valent souvent pas l’effort.

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