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Question ouvert le

Crochet serré ou lâche : adapter la taille du crochet

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N° 04CrochetRésolu
Message d’ouverture

Tout crocheteur a sa tension : serrée, lâche, ou irrégulière selon la fatigue. Le modèle indique un crochet, mais cette taille n’est qu’une indication. Si votre échantillon ne correspond pas aux mesures prévues, c’est le crochet qu’on adapte, pas le nombre de mailles.

Règle de base : trop serré, passer à un crochet plus gros ; trop lâche, à plus petit. Mais le résultat dépend aussi de la matière du crochet, du fil, de la façon de le tenir. Un crochet en métal glisse, un crochet en bambou freine, un crochet à manche ergonomique change la posture et donc la tension.

Je mesure, donc je sais, mais je voudrais comparer nos méthodes. Comment faites-vous pour régulariser votre tension sur un grand ouvrage ? Et avez-vous constaté des écarts entre le début et la fin d’un même projet ?

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aujourd’hui à 9 h 41
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Réponse retenueretenue par Maille_endroit · le 26/10

Crochet_sans_diagramme : « Pour régulariser, je change la façon dont le fil passe dans la main : un tour de plus autour du petit doigt freine, un tour de moins relâche. Ça se règle à l'instinct, en quelques mailles. On verra bien. »

Voir dans le fil (#2)

#1

Oui, l’écart entre le début et la fin existe, surtout quand on est fatigué (les dernières rangées sont souvent plus serrées, ou plus lâches, selon l’humeur…). La parade : travailler par petites séances, et reprendre l’échantillon de temps à autre.

Réponse retenue

#2

Pour régulariser, je change la façon dont le fil passe dans la main : un tour de plus autour du petit doigt freine, un tour de moins relâche. Ça se règle à l’instinct, en quelques mailles. On verra bien.

#3

Une laine rugueuse accroche au crochet et resserre naturellement la maille. Une laine glissante fait l’inverse. Avant de blâmer la main, regarder le fil : souvent, c’est lui qui impose sa tension.

#4

Permettez-moi de suggérer une pause régulière : étirer les doigts et les poignets, poser l’ouvrage un instant. Une main crispée serre sans le vouloir, et la tension s’en ressent. Le confort améliore aussi la régularité.

#5

Avec le coton, le crochet un peu plus petit que conseillé donne un tissu plus ferme, qui tient mieux la forme. C’est parfois préférable pour un sac ou un panier. Ça se lave, ça tient, et ça ne baille pas.

#6

Pour le tricot je ne me pose même plus la question, la technique continentale règle une bonne partie de ces écarts de tension : le fil reste tendu dans la main gauche, ça limite la fatigue sur un grand ouvrage. En anglais on relance le fil à chaque maille, forcément la régularité en prend un coup sur la durée. Clairement, pour moi c’est réglé, je ne vois pas pourquoi s’embêter avec une méthode plus lente qui fatigue plus la main. Après je parle tricot, pas crochet, mais le principe de fatigue de la main en fin d’ouvrage est le même.

#7

Attention tout de même, @MailleContinentale, on glisse ici du crochet vers le tricot, ce ne sont pas les mêmes gestes ni les mêmes outils, même si la question de la régularité de tension se pose dans les deux cas. En tissage aux cartes nous avons le même souci : la tension de la chaîne doit rester constante du début à la fin, sinon le motif chevron se déforme visiblement sur la longueur. La solution que j’enseigne est la même que celle évoquée par Pelote_Perdue : des pauses courtes et fréquentes, jamais une longue séance d’un seul tenant où la fatigue s’installe sans qu’on s’en rende compte.

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