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Question ouvert le

Remplacer une fermeture à glissière sans la défaire en entier

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Message d’ouverture

La fermeture à glissière qui lâche, c’est la panne classique d’un vêtement par ailleurs en bon état. Soyons clairs : le remplacement n’est pas difficile, mais il demande de l’ordre. J’aimerais savoir comment vous procédez et quelles erreurs vous évitez.

Ma méthode : je commence par examiner la fermeture d’origine et la façon dont elle est posée, car la méthode de pose diffère entre une fermeture invisible, une fermeture centrée et une fermeture à rabat. Je prends en photo l’ordre des couches de tissu, avant de découdre. Je découds avec un découvit, en repérant les surpiqûres. Je pose ensuite la nouvelle fermeture, de la même longueur, en la fixant à l’épingle ou au faufil avant de la piquer avec le pied adapté.

Le point délicat est de retrouver exactement la place de l’ancienne. Quelles précautions prenez-vous ? Et vaut-il mieux réparer le curseur quand c’est lui seul qui pose problème ?

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hier à 13 h 50
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Résolu

Réponse retenueretenue par Ourlet_Volant · le 26/10

Dé_à_coudre : « Pour le curseur, oui, il arrive qu'on puisse le remplacer seul, ou le resserrer légèrement avec une pince quand il s'est ouvert. Mais si les dents sont abîmées, mieux vaut changer l'ensemble. Il faut d'abord examiner ave… »

Voir dans le fil (#3)

#1

Le faufil à la main avant de piquer, toujours. Une fermeture qui glisse pendant la couture donne une ligne en biais. Sans se presser, quelques points suffisent à tout maintenir en place.

#2

Utilisez le pied fermeture à glissière, qui permet de coudre tout près des dents. Sans lui, la couture s’éloigne et la fermeture ne coulisse pas bien. C’est un accessoire de base et un réglage de position.

Réponse retenue

#3

Pour le curseur, oui, il arrive qu’on puisse le remplacer seul, ou le resserrer légèrement avec une pince quand il s’est ouvert. Mais si les dents sont abîmées, mieux vaut changer l’ensemble. Il faut d’abord examiner avec soin.

#4

On récupère les fermetures des vieux vêtements, il y en a de très bonnes ! Il suffit de bien les découdre et de les mesurer. Une boîte de fermetures de longueurs variées, c’est un trésor quand on en a besoin.

#5

Repérez le milieu avant de découdre, avec un trait de craie ou une épingle de chaque côté. Cela permet de replacer la nouvelle fermeture exactement au même endroit. Mesurez, marquez, découdre, puis reposez.

#6

Tout cela est juste, mais j’ajouterais un point souvent négligé : si la fermeture se trouve sur une pièce structurée, veste ou manteau avec entoilage, il faut vérifier l’état de la thermocollure autour de la fente avant de reposer quoi que ce soit. Rien ne remplace la précision à cet endroit précis, car une fermeture neuve mal soutenue par un entoilage affaissé reprendra du mou en quelques mois, et on croira à tort que c’est la fermeture qui est en cause. Je le constate souvent sur des vestes qu’on me confie en retouche : la fermeture n’était pas le vrai problème, l’entoilage thermocollant avait simplement rendu l’âme avant elle. Il faut être rigoureux et renforcer au besoin avant de repiquer, sinon tout le travail de repose est fragilisé dès le départ.

#7

Je ne suis pas d’accord avec l’idée qu’on puisse reposer la fermeture exactement comme avant sans se poser de questions sur le patron d’origine. Si le vêtement tirait déjà un peu à cet endroit avant la panne, c’est souvent le signe que l’emplacement initial n’était pas optimal pour la morphologie de la personne. Remettre la fermeture au millimètre près, comme le propose @Réglet_et_Craie, c’est reproduire un défaut si le patronage était déjà mal ajusté à la base. Avant de repiquer, je vérifierais si la tension du tissu autour de l’ouverture était régulière. Sur du sur-mesure, on en profite généralement pour corriger ce genre de détail plutôt que de restaurer à l’identique.

#8

Franchement vous compliquez un peu tout ça non ? Tkt, si t’as pas de craie tailleur un stylo qui s’efface fait le job. Perso sur une veste de friperie j’ai même décalé la fermeture volontairement pour changer la coupe, ça marche aussi dans ce sens.

#9

@GabaritContrariant soulève un point intéressant mais je nuancerais : historiquement parlant, beaucoup de patronages industriels plaçaient la fermeture selon des contraintes de production plus que de morphologie, donc la tension observée n’est pas toujours un défaut de patron. On oublie souvent que les machines mécaniques anciennes imposaient elles-mêmes certaines positions de couture, par la largeur du pied ou la raideur du point. Avant de corriger quoi que ce soit, je regarderais si la fermeture d’origine a été reprise une première fois, cela se voit aux anciens trous d’aiguille.

#10

Moi le crochet c’est pas pareil mais j’adore quand même suivre vos fils, ça apprend ! Juste une idée pas sérieuse : quand on recoupe une fermeture sur un vieux gilet, pourquoi pas en profiter pour mettre une couleur vive au lieu de remettre du noir tout triste, franchement c’est top un petit détail coloré qui réveille tout le vêtement.

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