Si je puis me permettre, j’aimerais ouvrir une discussion sur un point qui paraît mineur mais qui conditionne la qualité d’un ouvrage : la manière de tendre le tissu. Le cercle à broder est le plus courant, il se range facilement et se déplace sans difficulté. Mais il marque parfois le tissu d’un anneau, et il oblige à le retirer pour ranger l’ouvrage sans l’abîmer.
Le cadre, lui, tend le tissu sur toute sa surface et libère les deux mains. Il convient mieux aux grandes pièces et aux travaux de longue haleine. En revanche, il est plus encombrant et plus long à installer.
Je me demande si les uns et les autres ont un avis tranché. Certains travaux justifient-ils l’un plutôt que l’autre, et comment évitez-vous de laisser une marque sur le tissu ? Vos méthodes m’intéressent beaucoup.
Réponse retenueretenue par Aiguille_et_Patience · le 26/10
Dé_à_coudre : « Permettez-moi d'ajouter une précaution : ne laissez jamais le cercle en place d'une séance à l'autre. Desserrez-le dès que vous posez l'ouvrage. C'est la meilleure garantie contre les marques, et cela préserve les fibres… »
Cercle pour les petites choses et les trajets, cadre pour les grands travaux ! J’en ai plusieurs de tailles différentes, et puis on choisit selon la pièce. Pour éviter la marque, un ruban autour du cercle intérieur fait très bien l’affaire.
Permettez-moi d’ajouter une précaution : ne laissez jamais le cercle en place d’une séance à l’autre. Desserrez-le dès que vous posez l’ouvrage. C’est la meilleure garantie contre les marques, et cela préserve les fibres du tissu.
Je ne brode pas beaucoup, mais j’ai remarqué que le cercle tourne bien dans la main, ce qui rend la broderie libre plus naturelle. Le cadre fixe, ça doit être pesant pour les gestes spontanés. Question de style, non ?
On peut très bien fabriquer un cadre avec quatre baguettes de bois de récupération et des punaises. Ça ne coûte rien, ça se règle à la taille voulue, et ça dépanne pour les grandes pièces. On garde ce qui sert !
Merci à tous. Je retiens le ruban sur le cercle et le desserrage systématique. Je trouve que la tension est ce qui sépare un travail soigné d’un travail approximatif, d’où mon insistance sur ce détail.
Pour être précise, tout dépend aussi du support et de ce qu’on brode dessus, pas seulement du cercle ou du cadre en eux-mêmes. Sur un tissu structuré, type toile épaisse ou coutil, je préfère largement le cadre, car la tension doit être parfaitement homogène sur toute la surface, sinon le motif se déforme légèrement une fois le travail terminé et détendu. Avec un cercle, même en le desserrant entre les séances comme le conseille Dé_à_coudre, on retend rarement de façon identique à chaque fois, et sur un ouvrage long cela se voit.
Ce n’est pas qu’une question de goût ou de confort de geste comme le suggère Crochet_sans_diagramme : sur une pièce destinée à être montée ensuite, par exemple incrustée dans un vêtement structuré ou une doublure travaillée, la régularité de la tension conditionne directement la façon dont le tissu brodé va se comporter une fois cousu. Un tissu détendu de façon inégale tire après assemblage, et on ne s’en rend compte que trop tard.
Le système de Récup_et_Compagnie avec des baguettes et des punaises me paraît tout à fait valable pour ça, d’ailleurs, puisque l’important est le réglage précis, pas le prix du matériel.