Soyons clairs : je prélave presque tout. Un tissu qui rétrécit après la couture, c’est un vêtement raté, et on ne le sait qu’au premier lavage. Prélaver permet de faire rétrécir le tissu avant la coupe, d’éliminer l’apprêt qui peut empêcher les teintures de bien se fixer, et de révéler les couleurs qui déteignent.
Cela dit, j’admets des exceptions. Un tissu qui ne se lavera jamais, comme certains lainages ou des pièces de décoration, peut être traité à la vapeur plutôt qu’à l’eau. Un tissu déjà stabilisé, vendu comme tel, n’a pas toujours besoin de passer en machine.
Le prélavage prend du temps et de l’énergie, je l’admets. Mais je préfère les perdre avant qu’après. Qui s’en passe, et sur quels tissus ? Et comment faites-vous pour ne pas oublier cette étape quand l’envie de couper est plus forte que tout ?